Sauvegardes, mises à jour, accès : la sécurité d'un logiciel métier au quotidien
La sécurité d'un logiciel métier ne se joue pas le jour de la livraison, mais chaque semaine : des sauvegardes qu'on sait restaurer, des mises à jour suivies, des accès tenus à jour.
Un logiciel métier contient ce que votre entreprise a de plus précieux : clients, devis, commandes, factures, historique. Sa sécurité ne dépend pas d'un grand chantier ponctuel, mais de trois habitudes tenues dans la durée : des sauvegardes qu'on a déjà réussi à restaurer, des mises à jour appliquées à temps, et des accès qui correspondent à la réalité de l'équipe. Voici comment nous les traitons, et les questions à poser à n'importe quel prestataire.
Le problème : la sécurité qui s'use
Le jour de la livraison, un logiciel bien conçu est en bon état. Puis le temps passe. Un salarié part et son compte reste actif. Une bibliothèque utilisée par le logiciel reçoit un correctif de sécurité que personne n'applique. La sauvegarde tourne toutes les nuits, mais personne n'a jamais essayé de la restaurer. Rien de tout cela ne se voit, jusqu'au jour où ça compte.
L'actualité récente l'illustre bien. Les attaques contre des régulateurs de froid de supermarchés, sur lesquelles le CERT-FR a alerté cette semaine, visent des équipements exposés et pas toujours à jour : nous l'avons détaillé dans notre article sur les frigos piratés. Un logiciel métier n'échappe pas à la règle : ce qui n'est pas entretenu finit par devenir une porte d'entrée.
Les sauvegardes : une sauvegarde non testée n'existe pas
Presque tout le monde dit avoir des sauvegardes. Beaucoup moins de gens savent combien de temps il faudrait pour repartir après une panne ou un chiffrement par un rançongiciel. Les bonnes questions sont simples :
- Combien de données puis-je perdre ? Une sauvegarde par nuit signifie qu'une panne à 17 h fait perdre la journée. Pour certains métiers c'est acceptable, pour d'autres non.
- Où est la copie ? Une sauvegarde sur le même serveur, ou accessible avec les mêmes identifiants, disparaît avec lui. Il faut au moins une copie séparée, qu'un attaquant ne peut pas effacer depuis le serveur principal.
- Quelqu'un a-t-il déjà restauré ? La seule preuve qu'une sauvegarde fonctionne, c'est une restauration réussie, faite à froid, sur un environnement de test, à intervalles réguliers.
- Combien de temps pour repartir ? Le savoir à l'avance permet d'organiser le mode dégradé : qui fait quoi, sur papier, pendant que le logiciel est restauré.
Les mises à jour : un rythme, pas une urgence
Un logiciel moderne repose sur des dizaines de composants : le langage, le framework, la base de données, le système du serveur. Chacun publie régulièrement des correctifs de sécurité. Certains projets ont même formalisé un calendrier, avec un préavis, pour que les équipes puissent s'organiser.
La bonne approche consiste à intégrer ces mises à jour dans un rythme régulier, testé avant d'être mis en production, plutôt que de les appliquer dans la panique le jour où une faille fait la une. Deux pièges à éviter :
- Le logiciel figé. « Ça marche, on ne touche à rien » finit toujours par une version que plus personne ne corrige, et une mise à niveau devenue énorme.
- La mise à jour à l'aveugle. Appliquer un correctif directement en production, sans test, c'est risquer d'arrêter l'activité pour se protéger d'un risque théorique.
Les accès : la liste des comptes doit ressembler à votre équipe
La plupart des incidents ne commencent pas par une faille technique sophistiquée, mais par un mot de passe : réutilisé, partagé, ou appartenant à quelqu'un qui n'est plus là. Les règles qui tiennent dans le temps sont connues :
- un compte par personne, jamais de compte partagé « atelier » ou « compta » ;
- des droits adaptés au poste : le commercial n'a pas besoin de modifier les paramètres de facturation ;
- la double authentification pour les comptes qui voient tout, à commencer par les administrateurs ;
- une procédure de départ : le compte est désactivé le jour où la personne quitte l'entreprise, pas trois mois plus tard ;
- une revue régulière de la liste des comptes, avec quelqu'un qui connaît l'équipe.
Comment nous traitons la sécurité de nos logiciels
La sécurité se décide dès la conception : quels rôles, quels droits, quelles données sensibles, quelle sauvegarde. Nous en parlons pendant la première étape, avec les maquettes cliquables, au même titre que les écrans. Ensuite :
- nos logiciels sont hébergés en France, ou chez vous si vous le souhaitez ;
- la maintenance comprend le suivi des mises à jour et une réponse sous 24 heures ouvrées en cas de problème ;
- nous vous remettons le code source et la documentation : si un jour vous changez de prestataire, vous ne repartez pas de zéro, et un autre professionnel peut reprendre la maintenance.
C'est valable pour un logiciel métier comme pour une plateforme SaaS. Nous appliquons les mêmes règles à Synkro, notre propre logiciel de gestion de projet, construit d'abord pour nous et désormais ouvert à d'autres entreprises. Le détail de la maintenance et ses prix sont sur la page Tarifs.
Les questions à poser à votre prestataire
- Quand a eu lieu la dernière restauration de test de nos sauvegardes, et combien de temps a-t-elle pris ?
- Où sont stockées les copies, et qui peut les effacer ?
- À quel rythme les composants du logiciel sont-ils mis à jour ?
- Qui a un compte administrateur aujourd'hui, et avec quelle authentification ?
- Avons-nous le code source et la documentation, au cas où ?
Si l'une de ces réponses est floue, c'est le bon moment pour en parler. Nous pouvons faire le point avec vous lors d'un rendez-vous de 30 minutes, gratuit, en visio ou au studio à Nevers.