Aller au contenu

Le prix d'un logiciel métier : ce qui le fait vraiment varier

Pourquoi deux logiciels métier qui se ressemblent peuvent coûter du simple au triple, et comment savoir combien coûtera le vôtre avant de signer.

« Combien coûte un logiciel métier ? » C'est la première question qu'on me pose en rendez-vous, et c'est normal. La réponse honnête tient en deux temps. D'abord, nos prix « à partir de » sont publics, sur la page Tarifs : vous savez d'où l'on part avant même de nous appeler. Ensuite, le prix final dépend de quelques facteurs qu'on peut identifier très tôt. Cet article les passe en revue, pour que vous puissiez estimer vous-même si votre projet est plutôt simple ou plutôt costaud, et que vous sachiez quelles questions poser à n'importe quel prestataire.

Ce qu'on paie vraiment : du temps de conception et de développement

Un logiciel sur mesure ne s'achète pas comme une licence. Ce que vous payez, c'est le temps passé à comprendre votre métier, à dessiner les écrans, à écrire le code, à le tester et à le mettre en service. Tout ce qui ajoute des écrans, des règles ou des cas particuliers ajoute du temps. Tout ce qui simplifie en retire.

C'est pour cela que deux logiciels qui se ressemblent vus de loin (« un outil pour suivre nos chantiers ») peuvent avoir des prix très différents. L'un gère trois statuts et deux types d'utilisateurs ; l'autre gère des sous-traitants, des avenants, des pénalités de retard et une synchronisation avec la comptabilité.

Les six facteurs qui font varier le prix

1. Le nombre de profils d'utilisateurs

Un outil utilisé par un seul service est plus simple qu'un outil où chacun voit des choses différentes : le technicien ses interventions, le chef d'équipe son planning, la direction ses tableaux de bord, le client son espace. Chaque profil, c'est des écrans, des droits et des tests en plus.

2. La complexité des règles métier

C'est souvent le facteur le plus sous-estimé. Un calcul de prix avec remises par client, un circuit de validation à trois niveaux, des exceptions « sauf le vendredi pour les clients export » : chaque règle doit être comprise, codée et testée. Plus vos règles sont nombreuses ou mouvantes, plus le projet prend du temps.

3. Les connexions avec vos autres outils

Votre logiciel devra-t-il échanger avec votre comptabilité, votre ERP, votre outil de paie, un portail fournisseur ? Une connexion à un outil récent et bien documenté se fait vite. Une connexion à un vieux logiciel sans interface prévue pour ça peut devenir un projet dans le projet.

4. Le mobile et le hors connexion

Si vos équipes doivent l'utiliser sur un téléphone, sur un chantier sans réseau, avec photos, signature et géolocalisation, il faut prévoir une application mobile et la synchronisation des données. C'est un vrai surcoût, mais souvent celui qui rapporte le plus.

5. La reprise de l'existant

Vos données actuelles vivent dans des tableurs, un ancien logiciel, des dossiers partagés ? Les nettoyer et les importer demande du travail. Un logiciel vide le jour de la livraison ne sert à personne.

6. Le niveau d'exigence sur la sécurité et la disponibilité

Un outil interne pour dix personnes n'a pas les mêmes besoins qu'une plateforme ouverte à vos clients, avec des données sensibles, un historique des actions et un engagement de disponibilité.

Ce qui ne devrait pas faire varier le prix

À l'inverse, certaines choses ne devraient pas peser sur la facture, ou en tout cas pas en surprise :

  • Le code source et la documentation. Chez nous, ils vous sont remis, à votre nom. Ce n'est pas une option payante.
  • Les changements de cap en cours de route, s'ils sont traités proprement : on fixe le prix sur un périmètre, et tout ajout fait l'objet d'une discussion et d'un accord avant d'être codé.
  • Les « frais cachés » de mise en ligne. L'hébergement et la maintenance sont des postes à part, annoncés dès le départ sur la page Tarifs, pas découverts à la livraison.

Comment nous fixons le prix avant de coder

Notre méthode est construite pour qu'il n'y ait pas de mauvaise surprise :

  1. Un rendez-vous de 30 minutes, gratuit. Vous me racontez votre besoin, je vous donne un premier ordre de grandeur et je vous dis honnêtement si un logiciel sur mesure est la bonne réponse.
  2. La conception. Nous dessinons les écrans sous forme de maquettes cliquables, que vous testez comme si le logiciel existait. C'est là qu'on découvre les règles oubliées et les écrans inutiles. Le prix est fixé à la fin de cette étape, avant la première ligne de code.
  3. Le développement par étapes. Une version testable toutes les deux semaines : vous voyez où passe le budget, au fur et à mesure.
  4. La recette, la livraison et la formation, comprises dans le prix fixé.

Cette étape de maquettes est ce qui protège le plus votre budget. Un écran qu'on supprime sur une maquette coûte quelques minutes ; le même écran supprimé après développement coûte des jours.

Les questions à vous poser avant de demander un devis

  • Qui utilisera le logiciel, et combien de profils différents y aura-t-il ?
  • Quelles sont les trois tâches qui vous font perdre le plus de temps aujourd'hui ? C'est souvent par elles qu'il faut commencer.
  • Avec quels outils le logiciel devra-t-il échanger ?
  • Faut-il une version mobile, et vos équipes ont-elles du réseau sur le terrain ?
  • Que contient une première version utile, et qu'est-ce qui peut attendre une deuxième phase ?

Avec ces réponses, vous saurez déjà situer votre projet par rapport aux prix « à partir de » de notre offre logiciel métier. Et pour un chiffre adapté à votre cas, le plus simple reste d'en parler : prenez rendez-vous, en visio ou au studio à Nevers.

Combien coûterait votre logiciel ?

En 30 minutes, on vous donne un ordre de grandeur honnête et les postes qui pèseront le plus.

À lire ensuite

Tous les articles →