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Facturation électronique : la liste des plateformes agréées est publiée

Le 16 janvier, l'administration fiscale a publié la première liste de 101 plateformes agréées. Dans sept mois, toutes les entreprises devront recevoir leurs factures électroniquement. Le point.

Le 16 janvier 2026, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié la première liste des plateformes agréées par l'État pour la facturation électronique : 101 plateformes. C'est une étape attendue de la réforme qui va changer la façon dont toutes les entreprises françaises échangent leurs factures. Pour un dirigeant de PME, la question n'est plus « est-ce que ça va arriver ? » mais « quelle plateforme, et qu'est-ce que ça change pour mes logiciels ? ». Le point, à sept mois de la première échéance.

Ce qui a été publié

  • La liste est consultable sur impots.gouv.fr, dans l'espace professionnel, rubrique « Je passe à la facturation électronique ».
  • Les 101 plateformes ont été immatriculées après avoir satisfait aux exigences réglementaires et passé des tests techniques et d'interopérabilité, menés avec l'AIFE, l'agence chargée de l'informatique financière de l'État.
  • La liste n'est pas définitive : elle s'allongera au fil des immatriculations.
  • La DGFiP a créé un logo spécifique, « Plateforme agréée », pour identifier ces acteurs.

Ces plateformes sont les intermédiaires par lesquels transiteront les factures entre entreprises, et qui transmettront à l'administration les données exigées.

Le calendrier à retenir

  • Mars 2026 : début d'une phase d'expérimentation en conditions réelles.
  • 1er septembre 2026 : toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être capables de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les ETI doivent aussi les émettre et transmettre leurs données de transaction.
  • 1er septembre 2027 : les PME et micro-entreprises doivent à leur tour émettre leurs factures au format électronique.

Selon la presse spécialisée, environ dix millions d'entreprises sont concernées, et quelque 500 000 avaient déjà déclaré une adresse de réception à la mi-janvier.

Ce que ça change concrètement

Une facture électronique, au sens de la réforme, n'est pas un PDF envoyé par e-mail. C'est un fichier structuré, lisible par une machine, dans un des formats prévus (Factur-X, UBL ou CII), qui transite par une plateforme agréée. Trois conséquences pour une PME :

  1. Il faut choisir une plateforme pour recevoir ses factures, et déclarer une adresse de réception. Beaucoup de logiciels de comptabilité ou de facturation proposent la leur, ou un partenariat avec une plateforme agréée.
  2. Vos logiciels doivent suivre. Si vous émettez vos factures depuis un logiciel métier, un outil de gestion commerciale ou un site e-commerce, il devra produire ces formats et les transmettre à la plateforme, au plus tard en 2027 pour une PME.
  3. La réception devient automatisable. Des factures fournisseurs structurées peuvent être lues directement par vos outils, sans ressaisie. C'est une vraie occasion de gagner du temps en comptabilité.

Le e-reporting fait aussi partie de la réforme : pour certaines opérations qui ne donnent pas lieu à une facture électronique entre entreprises françaises, comme les ventes aux particuliers ou certaines opérations internationales, les données de transaction devront être transmises à l'administration. Si vous vendez en ligne à des particuliers, la question concerne donc aussi votre boutique.

Comment choisir sa plateforme

Il n'y a pas d'urgence absolue pour une petite entreprise à choisir cette semaine, mais choisir tôt facilite les tests et évite le rush de l'été. Les questions à poser :

  • La plateforme est-elle bien sur la liste officielle de la DGFiP ?
  • Est-elle connectée à votre logiciel de comptabilité ou de facturation actuel ? Votre expert-comptable en utilise-t-il déjà une ?
  • Propose-t-elle une interface de programmation (API) documentée, si vos factures partent d'un logiciel sur mesure ou d'un site e-commerce ?
  • Où sont hébergées vos données, et pouvez-vous les récupérer si vous changez de plateforme ?
  • Quel est son modèle de prix : abonnement, nombre de factures, options ?

Et pour les logiciels sur mesure ?

C'est le point que beaucoup d'entreprises découvrent tard. Si vos factures sont produites par un outil développé pour vous (un logiciel métier, un portail de commande B2B, une plateforme de réservation, une boutique en ligne), c'est cet outil qui devra générer le format structuré et dialoguer avec la plateforme. Le travail n'est pas énorme quand le logiciel est maintenu et que son code est accessible, mais il doit être planifié.

Pour les logiciels que nous développons et maintenons, nous préparons ces branchements avec nos clients, en partant de la plateforme qu'ils ont choisie. Si vous avez un outil plus ancien dont vous ne maîtrisez plus le code, c'est le moment de s'en préoccuper : nous expliquions dans notre article sur le code source pourquoi il faut pouvoir y accéder. Pour un nouveau logiciel métier, la facturation électronique fait partie de la conception dès le départ. Et pour faire le point sur vos outils, le rendez-vous de 30 minutes est gratuit.

Sources

Vos logiciels sont-ils prêts pour la facture électronique ?

Nous regardons avec vous quels outils émettent vos factures et ce qu'il faut adapter.

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