Claude Opus 5.5 et le nouveau Copilot : des agents moins chers, et plus présents
Anthropic sort Opus 5.5, annoncé moins cher à faire tourner, et Microsoft refond Copilot avec un agent qui travaille en arrière-plan. Ce que ça change pour vos équipes.
Deux annonces de la semaine dernière résument bien la direction prise par l'IA en entreprise. Le 22 septembre, Anthropic a lancé Claude Opus 5.5, présenté comme plus performant et moins cher à faire tourner que son prédécesseur. Le 25 septembre, Microsoft a dévoilé un Copilot repensé, avec un agent baptisé Autopilot qui travaille en arrière-plan, même quand l'utilisateur est absent. Les modèles deviennent moins chers, et les agents s'installent dans les outils du quotidien.
Claude Opus 5.5 : plus capable, moins cher
Selon l'annonce d'Anthropic :
- Opus 5.5 est le premier modèle de la famille Claude 5.5 ; Sonnet 5.5 et Haiku 5.5 sont annoncés dans les semaines suivantes.
- Il est présenté comme le plus avancé d'Anthropic sur la programmation par agents et le travail intellectuel, au niveau de Claude Fable 5.1 sur la plupart des tâches.
- Anthropic indique qu'il coûte 40 % de moins à faire tourner qu'Opus 5, d'après ses propres tests, et que ses réponses sont produites plus de 30 % plus vite.
- Il est disponible via l'API d'Anthropic et sur les grandes plateformes cloud, dont Amazon Web Services, Google Cloud et Microsoft Azure.
- Anthropic souligne lui-même que les écarts de scores sur les bancs d'essai deviennent un guide moins fiable à ce niveau de capacité.
Le point important pour une entreprise n'est pas le classement, c'est le prix : la même qualité de travail coûte nettement moins cher qu'il y a quelques mois. Les projets d'agents jugés trop coûteux à faire tourner au printemps méritent d'être recalculés.
Une précision utile : un modèle moins cher par tâche ne signifie pas une facture plus basse si l'usage explose. Les agents consomment beaucoup plus que de simples conversations, parce qu'ils enchaînent recherches, lectures et vérifications. Le plafond de dépenses reste indispensable.
Le nouveau Copilot : un agent qui travaille sans vous
Microsoft a présenté une application Copilot repensée autour de trois fonctions, d'après le blog officiel :
- Home, le point d'entrée, réunit la conversation et « Cowork », qui exécute des tâches déléguées jusqu'au bout, ainsi que la création et la modification de fichiers Word, Excel et PowerPoint.
- Code permet de créer de petites applications, des tableaux de bord et des automatisations en langage naturel, dans un environnement isolé.
- Autopilot, anciennement appelé Scout, est un agent persistant qui gère des tâches récurrentes et des relances en arrière-plan, y compris quand l'utilisateur est absent. Il peut mener un travail en plusieurs étapes, par exemple une revue de fournisseurs, et solliciter lui-même des collègues pour obtenir des mises à jour.
Autopilot est annoncé en préversion privée pour la fin du mois, Home et Code via le programme Frontier dans les semaines suivantes. Côté contrôle, Microsoft indique qu'Autopilot fonctionne dans l'environnement de l'organisation avec sa propre identité, ses propres droits, un journal d'audit, et que les administrateurs peuvent fixer des politiques de dépenses et restreindre l'accès aux modèles par groupe d'utilisateurs.
Ce que ça change pour une PME
Les agents vont arriver par la suite bureautique
Beaucoup de PME n'auront pas à « adopter » un agent : il apparaîtra dans un outil qu'elles paient déjà. C'est pratique, et c'est un risque si personne n'a décidé de ce que l'agent a le droit de faire. Un agent qui relance des collègues ou des fournisseurs de lui-même agit au nom de l'entreprise.
La gouvernance devient le sujet principal
Les garanties annoncées par Microsoft (identité propre, droits, audit, plafonds de dépenses) sont exactement celles que nous recommandions en août dans notre article sur les agents IA et la note de la CNIL. Encore faut-il les configurer. Avant d'activer un agent autonome, décidez : à quelles données accède-t-il, quelles actions peut-il faire seul, lesquelles doivent être validées, et qui lit son journal.
Le coût n'est plus un frein, la méthode si
Avec des modèles moins chers, la question n'est plus « peut-on se le permettre ? » mais « sur quelle tâche, avec quel contrôle ? ». C'est ce que montrait l'étude McKinsey dont nous parlions fin août (notre article) : le gain vient de la réorganisation d'un processus, pas de l'outil.
Trois questions à poser avant d'activer un agent
- Que peut-il faire sans demander ? Lire, préparer, proposer : oui. Envoyer, commander, payer : avec validation.
- Combien peut-il dépenser ? Un plafond mensuel évite les surprises sur la facture des fournisseurs de modèles.
- Qui le surveille ? Une personne nommée lit régulièrement son journal d'activité et peut le suspendre.
Ce que nous proposons
Nos agents IA sont construits autour d'une tâche précise, avec vos règles, et vous laissent valider avant toute action qui engage. Ils peuvent s'appuyer sur un service hébergé ou sur une IA installée chez vous. Pour savoir quelle tâche confier à un agent, et avec quelles limites, prenons 30 minutes.