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Publicité dans ChatGPT : ce qu'annonce OpenAI, et ce que ça change en entreprise

Le 16 janvier, OpenAI a annoncé tester la publicité dans ChatGPT gratuit et dans sa formule Go. Les offres professionnelles en sont exclues. Pourquoi c'est l'occasion de revoir vos usages.

Le 16 janvier 2026, OpenAI a annoncé qu'il allait tester la publicité dans ChatGPT. Les annonces apparaîtront dans la version gratuite et dans ChatGPT Go, une formule d'entrée de gamme lancée le même jour aux États-Unis. Les formules professionnelles, elles, restent sans publicité. Pour un dirigeant, la nouvelle n'est pas tant la publicité elle-même que ce qu'elle révèle : beaucoup de salariés utilisent un compte ChatGPT gratuit ou personnel pour travailler. C'est le bon moment pour faire le point.

Ce qu'a annoncé OpenAI

D'après l'annonce et les articles parus le 16 janvier :

  • le test doit commencer dans les prochaines semaines aux États-Unis, auprès d'utilisateurs adultes connectés ;
  • les annonces concernent la version gratuite et ChatGPT Go ; les formules Pro, Business et Enterprise restent sans publicité ;
  • les annonces apparaîtront en fin de réponse, quand un produit ou un service correspond à la conversation, clairement signalées et séparées de la réponse ;
  • OpenAI affirme que la publicité n'influencera pas les réponses, que les conversations ne seront pas vendues aux annonceurs, et que l'utilisateur pourra voir pourquoi une annonce lui est montrée, et la masquer ;
  • pas d'annonce pour les utilisateurs mineurs, déclarés ou estimés comme tels, ni à proximité de sujets sensibles comme la santé, la santé mentale ou la politique ;
  • des réglages doivent permettre de désactiver la personnalisation des annonces.

Le calendrier pour l'Europe n'est pas précisé.

Pourquoi OpenAI fait ce choix

Faire tourner des modèles d'IA coûte cher, et la très grande majorité des utilisateurs de ChatGPT ne paient pas. La publicité est le modèle économique historique des services gratuits d'Internet, de la recherche aux réseaux sociaux. Que ChatGPT y vienne n'a rien de surprenant ; c'est la confirmation que le service gratuit sera financé, en partie, par l'attention de ses utilisateurs.

Ce que ça change pour une PME

Les comptes personnels utilisés pour le travail

C'est la vraie question. Dans beaucoup d'entreprises, des salariés utilisent ChatGPT avec leur compte personnel gratuit pour rédiger des e-mails, résumer des documents, préparer des offres. Avec ou sans publicité, ces comptes relèvent des conditions grand public : l'entreprise n'a ni contrat, ni visibilité, ni contrôle sur ce qui y est envoyé. La publicité ajoute un élément : des annonces choisies en fonction du sujet des conversations, donc en fonction de votre travail.

Les offres professionnelles restent à part

Les formules Business et Enterprise ne sont pas concernées. Elles sont payantes et s'accompagnent d'engagements contractuels sur l'usage des données. Si votre entreprise s'appuie sur ChatGPT au quotidien, c'est ce type de formule qu'il faut regarder, pas le compte gratuit de chacun.

Un nouveau canal d'acquisition, plus tard

Pour les entreprises qui vendent, la publicité dans les assistants IA deviendra sans doute un canal à surveiller, au même titre que les moteurs de recherche. Le test américain dira à quoi il ressemble. Rien ne presse pour une PME française.

Il faut aussi relativiser. Les engagements annoncés par OpenAI (pas d'influence sur les réponses, pas de vente des conversations) sont précis, et rien n'indique qu'ils ne seront pas tenus. Le sujet n'est pas de soupçonner l'outil, c'est de rappeler qu'un service gratuit grand public n'offre pas les garanties contractuelles dont une entreprise a besoin pour ses données. C'était déjà vrai avant la publicité ; l'annonce rend simplement la différence plus visible.

Une question pratique à se poser au passage : combien de vos salariés paient déjà un abonnement personnel pour travailler ? Ce coût, souvent remboursé en note de frais, finance des outils que l'entreprise ne contrôle pas. Le regrouper dans une offre professionnelle, ou le remplacer par un outil interne, est souvent l'occasion de faire mieux pour un budget comparable.

Ce que nous conseillons

  1. Faites un état des lieux. Qui utilise quel assistant IA, avec quel compte, pour quoi faire ? Une courte enquête interne suffit, sans chercher de coupable.
  2. Fixez une règle simple. Pas de données clients, RH, financières ou techniques sensibles dans un compte personnel, quel que soit l'outil.
  3. Donnez une alternative. Une interdiction sans outil de remplacement ne tient pas. Selon vos besoins : une formule professionnelle d'un grand fournisseur pour les usages courants, ou un assistant hébergé en France ou installé chez vous pour les documents sensibles.
  4. Formez. Savoir ce qu'on peut confier à une IA, et vérifier ce qu'elle rend, vaut pour tous les outils. C'est ce que nous faisons en une demi-journée avec notre formation des équipes.

Les modèles progressent vite, comme nous le notions en décembre à propos de GPT-5.2 et Gemini 3 Flash. Les modèles économiques aussi. Ce qui ne change pas, c'est l'intérêt de savoir quels outils vos équipes utilisent, et à quelles conditions. Pour en parler, le rendez-vous de 30 minutes est gratuit.

Sources

Savez-vous quelles IA vos équipes utilisent ?

Nous vous aidons à faire l'état des lieux et à proposer une alternative sûre pour les données sensibles.

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